BRAV'


1996, l'âge d'or pour le Rap Français, voit apparaître dans ses annales un nouvel arrivant venu tout droit du quartier Havrais, le Mont-Gaillard. En effet, Brav, anciennement nommé Ibrah, débute au sein du label DIN Records situé au Havre dans lequel il forme le groupe Bouchées Doubles avec son acolyte de toujours, Tiers Monde.
S'en suit des apparitions confirmées du duo sur les différents projets du label ( La Boussole et Ness & Cité ) avant de réellement poser leurs bases en 2003 avec leur maxi intitulé « Quand ruines et Rimes s' rallient » ... Un style se fait remarqué avec une parfaite alchimie entre les deux Mcs autant sur le fond que sur la forme et un univers de production très varié avec Proof aux commandes.
Dés lors, la machine est enclenchée et leur premier EP « Matière grise » voit le jour en 2004 avec de nombreux invités tels que Médine ou les PSY 4 De La Rime. En parallèle, ils ne laissent rien au hasard et travaillent d'arrache pied la scène ce qui leur permettra de se faire connaître dans toutes les provinces pour cet atout. C'est dans cette ambiance qu'évolue le groupe jusqu'à la sortie de leur premier album concept « Apartheid », véritable coup de poing sur la table du Rap, qui connaîtra un immense succès d'estime pour sa technique et sa revendication toujours digne de l'écurie DIN Records... Il suffit d'en citer les morceaux classiques tels que Négatif ou Nuit Blanche qui font toujours échos aujourd'hui par le biais du Don'T Panik Tour achevé.
Cependant, ce n'est plus seulement la presse Rap qui s'intéresse à eux mais, aussi, la presse généraliste avec des critiques positives à l'égard de leur travail notamment pour le morceau Compagnons de cellule. FR3 leurs consacrera même un reportage dans l'émission « Espace Francophone ».
Les deux entités du groupe commencent alors à écrire de plus en plus de morceaux solos et se distinguent par des revendications différentes fondées sur un engagement commun.
Sur la forme, Brav, un poil lassé du Rap, se fond en auditeur d'autres styles du Rock à la Pop tout en gardant le Hip-Hop comme base en témoigne son flot de plus en plus travaillé... Un vrai melting pot qui fera de lui l'oreille musicale de BX2.
Tandis que sur le fond, son combat se dessine. Cela commence après Apartheid avec le changement d'appellation d'Ibrah à Brav afin qu'en tant que porte drapeau d'une communauté au bord du gouffre, il puisse rendre hommage à la bravoure de la classe prolétarienne. Ainsi, il décrit avec conviction, implication et mélancolie, le combat quotidien de ce dernier rang social avec pour références, non des moindres, l'Abbé Pierre ou Coluche.
Cette classe ignorée par l'Élysée, sacrifiée dans des filières BEP, réceptrice des colis du Secours Populaire en guise de cadeaux, exclus de la société et discriminée par la Bourgeoisie ... Voilà, où Brav puisse sa haine revendicatrice.
Ses écrits se frottent alors aux mots difficiles à admettre « Exclusion, RMI, Secours Populaires, Restos du c½ur » tout en y ajoutant une expérience personnel des plus vraie...
En résumé, il se positionne de la même manière que le fait Tiers Monde avec les personnes victimes de racisme ou Médine avec les Musulmans stigmatisés. Brav, un artiste engagé avec un but précis : Ouvrir les yeux des autorités sur les problèmes sociaux et la pauvreté que subit 15 % de la population Française!



Medley par soprajoany












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# Posted on Monday, 17 August 2009 at 1:30 PM

Nuit Blanche - Ibrah aka Brav

Nuit Blanche      - Ibrah aka Brav
Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !


Est-ce que tu crois que j'dois leur dire que 24 ans de quartier n'ont pas fait que briser des rêves
Mais aussi piller un destin déjà si maigre
Est-ce que je leur dis qu'j'suis bête, d'espérer y voir plus clair alors que la vérité m'ment sans motif depuis belle lurette
Que sous les sourires les sanglots se bousculent
Est-ce que j'leur dis que j'tente toujours de marcher droit même bossu
Que c'est si long l'absence de sous, l'attente d'un geste
D'un bonheur aveugle et sourd qui m'trouve pourtant si laid

Est-ce que jleur dis qu'on ne sait pas vraiment aimer, qu'ici les soucis qui nous rongent ont pris l'abonnement à l'année
Est-ce que jleur dis que mon histoire est néante mais qu'avant ça mes parents pionçaient sur leurs robes de chambre
Est-ce que jleur dis qu'j'encaisse tellement les lèvres serrées que mes textes ont préféré fuir que de parler de moi
Que ficelé à ma honte, avant j'ai pas su le dire mais que Salsa, Proof, Pad, Médine viennent d'enlever les fils

Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Les factures c'est un frein, en chien comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Combien vivent dans le moins en banque comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !

Est-ce que jleur dis que je maudis Marianne d'avoir mis dans les mains
De mon paternel le whisky et les gitanes maïs
Dl'avoir forcé à bosser jeune et de salir son âme comme ses mains
Est-ce que jleur dis que je n'arrive pas à comprendre que 35 ans dans un F3
On est que locataire d'un espace vide comme mon estomac
Est-ce que jraconte pourquoi très tôt j'ai fait du rap
Quand même monsieur l'huissier lui faisait du rab'
Est-ce que jleur dis que j'ai vu m'man plus d'une fois pleurer accroupie croûler sous les dettes en fin de mois
Ecrire des lettres au président, en suppliant de l'aide
Mettre sa vie dans les bras dla française des jeux ...

Est-ce que jleur dis qu'souvent mes souhaits ont le blues
Que jme souviens de Noël mais qu'en bleu et rouge...
Que je soupçonne toujours le mektoub
D'avoir refourgué un jeton ou deux et parfois si louche
Est-ce que jleur dis tout ou jnie pour oublier
Les cris dma mère que les coups d'un père saoûl a rouée
Est-ce que jleur dis qu'au fond je déteste tant mon enfance
Que ma peine est large comme la distance entre mes remps
Souvent humilié pour retenir les leçons
Est-ce que jleur dis qu'j'ai passé des soirées sur lpalier en caleçon
Que j'oublie pas même le plus sombre de mon époque
Crois-moi on mange tout même si c'est froid sur le trône des chiottes
(Ah oué, ben tu vas souffrir maint'nant !!)

Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Les factures c'est un frein, en chien comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Combien vivent dans le moins en banque comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !

Est-ce que jleur dis que jpaie le prix pour les erreurs de la France
Et que ça j'l'ai saisi un soir en encaissant ma différence
Qu's'ils jugent se trompent pas mal
(Espèce de raciste ! Sale blanc va !!)
Chez moi la famille n'a jamais trahi Anne Franck
Est-ce que jleur dis que mes origines s'arrêtent aux portes du hall
Que jporte sur mes épaules la génération blanche maudite
Que jsuis office de porte drapeau pour mon ethnie
(Ah c'est ça !!...Enfin un blanc qui parle des blancs tout en restant crédible)


Est-ce que jleur dis que j'ai tout d'un gouar
Mais rien d'une victime
Et que chez moi y en a tant d'autres bien plus tarés qu't'imagines
Est-ce que jleur dis ça ? Que j'n'ai pas de bled mais le quartier pour seul pays
Que pour mes potes je ne suis qu'un blanc aux neiges mais pour les Porcs un traître qui traîne avec une bande de nègres
Est-ce que jleur dis que jreste un coupable parfait
Kery tu vois tu t'es trompé y a une couleur qu'ils veulent faire payer


Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Les factures c'est un frein, en chien comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Combien vivent dans le moins en banque comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !


Est-ce que jleur dis que j'ai mal ? Ou ils comprendront eux-mêmes
Qu'aujourd'hui j'ai de quoi faire des forteresses avec les tas de pierres
Que la vie m'a lancé en pleine face
Est-ce que jleur dis que j'aimerai tellement arracher certaines pages
Que si ma peau blanche porte si bien les bleus c'est parce que
La chance s'est gourée d'adresse et que...
Les marques sont fraîches, et ne s'effacent pas à la longue...

Est-ce que jleur dis ou bien j'attends encore un peu ???

Myspace

# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 8:00 PM

Mal Nécessaire - Ibrah aka Brav

Mal Nécessaire      -   Ibrah aka Brav
Que le monde cesse de tourner un instant que je descende
La vie est loin d'être kiffante et puis je manque d'exemples
J'ai beau marcher droit, mais tu sais, le dos courbé n'amène jamais très loin
Peur pour pas changer de lourd boulet
Tortures et doutes, toute mon histoire est faite de ça, c'est simple
J'ai tellement pris d'coups j'sais même plus si j'ai mal ou si je dois
Continuer à nier la douleur, tenir ma vie à bout d'bras
Même quand les miens sont trop courts
Dis-leur, toi qui m'écoutes, que nos vies n'ont rien d'drôle
Et qu'chaque jour j'meurs noyé dans le regard inondé de ma daronne
Rattrapé, j'ai le passé qui m'rackette
Tandis qu'je tente de mettre un nom à mon infini mal-être
Epuisé d'vivre à ras de terre, donc j'écris des vers
Comme pour ne pas avoir à ouvrir mes veines avec...
Ils ont pris l'peu qu'j'avais, et s'étonnent que j'bave des rivières quand j'les regarde se marrer
Ma parole, j'ai beau tempérer, mais rien n'soulage autant qu'la révolte
Mène un combat plus grand qu'moi, tiendra-t-il dans l'cercueil ?
De l'acide dans le coeur, c'est tout c'que cette vie m'donne
Si blanche, ma peau elle-même porte le linceul

Fasciné par ce mal qui m'détruit
Je crois que sans, je m'sentirai seul ici
Pourquoi m'enlever ce qui m'a élevé des années en arrière ?
Ma vie un mal nécessaire
Fasciné par ce mal qui m'détruit
Je crois que sans, je m'sentirai seul ici
Pourquoi m'enlever ce qui m'a élevé des années en arrière ?
Ma vie mon mal nécessaire


Ils ont beau faire des rêves, nos leaders n'y pourront rien
On peut tenter d'vivre comme des maîtres on crève quand même comme des chiens
Comme certains, c'est le syndrome de l'abandon qui m'a bercé
Mes jours sont des nuits blanches, j'aimerai tant tout recommencer
Mais, une chose est sûre y'a pas d'amour dans leur "je t'aime"
J'en jure le peu qu'il m'reste, on n'm'a offert que des bouquets de chrystanthèmes
Les séquelles, j'en sais quelque chose, j'en ai encaissé
Les murs ont des oreilles mais gardent la bouche close
A trop pleurer, le coeur a rouillé
Incapable d'oublier c'qu'on m'a fait des années, et des années, et des années...
Les meilleurs partent les premiers, j'ai du temps devant moi

Fasciné par ce mal qui m'détruit
Je crois que sans, je m'sentirai seul ici
Pourquoi m'enlever ce qui m'a élevé des années en arrière ?
Ma vie un mal nécessaire
Fasciné par ce mal qui m'détruit
Je crois que sans, je m'sentirai seul ici
Pourquoi m'enlever ce qui m'a élevé des années en arrière ?
Ma vie mon mal nécessaire

Notre mal est nécessaire, rien ne sert d'être triste
Brav allume des feux de détresse sur un son de Dead Prez
Bouchées Doubles, Tiers Monde, Brav


- "Jusqu'à quel point l'être humain peut-il supporter la douleur ? Quand on a beaucoup souffert... Y'a pas un stade où d'un seul coup la douleur s'arrête ? Avant d'mourir ?"
- "Je n'sais pas."
- "Vous, vous croyez pas qu'il doit y avoir une sorte.. quelque chose dans l'être, vous savez, une sorte de verrou qui s'ferme quand la douleur est trop violente ?"
-"Je l'espere oui..."


Myspace

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# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 7:18 PM

BOUCHEES DOUBLES_ Contraste (Apartheid)

Pad :
Dans ce pays ma couleur est le sexe faible
Devine ma mere taffe dans quel domaine ?
Elle est au hlm pliée serpillère agrippée
pour un salaire que les blancs refuseraient


Ibrah
Regarde plutôt de mon coté être né blanc dans un quartier
C'est une lutte perdue d'avance comme combattre avec une pointe de côté.
C'est dur autant pour toi que pour moi
Pour toi l'histoire a été noire pour moi blanche mais m'a trompée.

Pad
Dès qu'elle me voit ta race flippe et à son sac s'agrippe
Dis leur que mon pere il m'a élevé au fils électriques du poste
Loin du poste des flics pendant que tu étais privé de dessert il me frite
C'était comme ca qu'on communiquait

Ibrah
Je me suis fait friter moi aussi ne crois pas que le daron fait mine
Quand il me tabasse de sa main durcie pas les années de marine
Je sais que c'est la vie mais pas de pot !!!
Qui aime bien châtie bien moi le paternel m'aimait trop...

Pad
A l'école ils veulent que j'oublie qu'on était esclaves
Dans "cohabite" j'ai pas confiance en la dernière syllabe
C'est grave être blanc c'est un diplôme d'état maintenant
Mes gars n'ont plus que la drogue pour faire de l'argent


Ibrah
Arrête de croire que les noirs on le monopole des galères
Viens voir plutôt chez moi comment mes gouars vivent mal
Vis ma vie après on en reparlera
Et s'il te plaît arrête de pleurer j't'ai même pas raconté le quart de moi

Pad
Le quart de quoi ?? Moi je suis couleur afrique
Tu te plains d'quoi mec si tu postules tu as un boulot tout de suite !!

Ibrah
T'as trop regardé "Plus belle la vie" ma parole !!
La connerie recherche du monde tu peux interprêter son rôle !!

Refrain :
Si tes atouts sont mes handicaps, tes handicaps sont mes atouts,
Noir ou blanc ce contraste nous complète mais nous handicape.
Je te reproche que j'ai rien tu me reproches que j'ai tout
La vie en noir et blanc c'est difficile c'est tout.
Ce contraste nous handicape,
Ces handicaps sont nos atouts.
Pas de vie en rose c'est noir et blanc pour nous.
Je te reproche que j'ai rien tu me reproches que j'ai tout.
Le groupe en noir et blanc c'est Bouchées Doubles.


Ibrah
Ma peau est claire, et alors ? j'viens pas d'Afrique, et alors ?
T'as cru que ma couleur était blanche parce qu'elle a déteint de ses valeurs ...
Tu sais cousin pour moi c'est la même
Pour eux je suis un noir Albinos...

Pad
Ce sera jamais la même !! Ils nous appellent maquaques bouana bouana
C'est pas toi qu'ils contrôlent dix huit fois le même mois

Ibrah
Moi à ma couleur, ils croient que je vais passer à table ...

Pad
Moi dans ce pays j'ai le teint coupable...


Ibrah
A t'entendre y'a que ton peuple qui a souffert.
Crois moi tu te goures, arrête de te prendre pour le centre de la terre
Car même si le tiers-monde a un rude passé
Tu connais quoi du bled à part les vacances que tu y as passées ?

Pad
Tu connais pas les appels à l'aide ! les mandats pour le bled !!
Et arrête de jouer gavroche t'es pas crédible en peau de pêche
Et ne me dis pas que tu as galéré pour ton appart...

Ibrah
Ouai, mais moi c'est dans le tiéquar que je loue mon appart'
Inscrit au prolétariat depuis car la bourgeoisie me méprise ...

Pad
Nous c'est au pif qu'on est grillés : les négriers on des fils

Ibrah
Quoi qu'il en soit on est dans la même merde hein !
Pad
Sauf que la tienne est blanche mec son odeur elle a dû la perdre ... haha

Refrain :

Ibrah
Moi les noirs pour la plupart me prennent pour le mal
Pad
Moi les blancs pour la plupart me prennent pour un animal

Ibrah
Ils veulent que je remboursse les erreurs de Marianne
Pad
Moi ils veulent que je les remercie d'avoir été d'la chair à canon

Ibrah
Ca va pas non ? Tu vois pas qu'on a aussi nos problèmes
Et que nos parents sont la face cachée, loin de leurs modèles
Dis leurs que je n'ai pas honte de ne pas avoir la peau marron
Mais que je l'aime tant appelle-moi Ibrah "porte-drapeau"

Pad
et tanana et tanani
style vous souffrez aussi
mais ne compare pas l'anesthésie et l'euthanasie
si aujourd'hui on s'enterre au bled si loin de nos baraques
c'est qu'on se sent pas chez nous bien cachés comme le rap à la fnac

Ibrah
Comme Mazarine moi je suis l'enfant qu'ils veulent cacher
parce qu'indigne de la république, j'suis de ceux qu'ils ont amassés
Dans leurs cités dortoirs, obligés de se démerder...
On manque de tout même de pigment dans l'épiderme !!

On croit que l'autre couleur est à l'aise dans ses grôles
Mais il y a pas de différence puisque le ghetto est aveugle !!


Site Officiel

# Posted on Monday, 16 June 2008 at 7:45 PM

Edited on Tuesday, 17 June 2008 at 7:53 PM

La Boussole_Le Savoir est une Arme

La boussole c'est qui ?
Koto, Enarce, Aboubakr
On te braque car on a l'artillerie

La boussole c'est qui ?
Ness & Cité, Samb, Bouchées Doubles, Medine
On ne change pas l'équipe

Enarce
T'entends des bris de vitrines suivis de cris de victimes
Mental crime quand on nous prive, c'est pour nos frères pris de vitesse
Là où les pneus crissent, vie de tèce : crises, crimes
Dans ces streets vides risquées faut que le savoir prime
Nous c'est halls, chanvre, taule : chambre
Ose ! Change de cause même si on te chambre, écoute !
La connerie ruine, tombes, bruits de bombes
Brute ou bon, truands, ruines quand on s'entretue
Ranges ton calibre, choisis de vivre libre
Inverse calibres et livres, ais le bien pour cible
Le savoir est une arme HF, décibels drive-by
Mais où est fifty qu'on l'achève ?

Refrain - Ibrah
C'est dans le crâne que l'on planque notre artillerie
Fais le savoir que nos mots sont des balles
C'est dans le crâne que l'on planque notre artillerie
Le savoir est une arme
C'est dans le crâne que l'on planque notre artillerie
La seule arme que l'on a est dans le mental
C'est dans le crâne que l'on planque notre artillerie
Le savoir est une arme

Medine
Petit frère, c'est les cerveaux qu'ont dégoupille,
L'honneur qu'on rhabille, et l'histoire qu'on nous pille
Le récit d'un canon sous l'oreiller
D'un ancêtre tiraillé et d'un savoir enrayé
A quelle école crois-tu qu'on fait nos armes
A celle de la vie où le coq est notre alarme
Une arme blanche dans une tête d'Afrique
C'est le retour de Rome, pas de nos droits civiques
Entendre et écouter c'est là la différence
on ne meurt pas d'un trop plein de science
Intelligence est le nerf de la guerre
L'impact des vers d'un cerveau revolver

Aboubakr
Quand le pêché entre en douce c'est que les jnouns tournent
Et que sheïtan nous y pousse
La tête dit, mais ton c½ur veut autre chose, les douilles sifflent
Voilà la principale cause de nos yeux rouges vifs
Pendant que les pieux persévèrent on se fait la guerre
La prière notre arme de destruction massive
Vu que ce savoir est une arme laisse parler la poudre
Quand mon cabouse cause couz alors écoute
Un hommage à ceux qui nous ont précédés
Aboubakr pour les frères qui ont le même procédé
En joue parce qu'on est tous otages de nos cartouches
La réflexion du ghetto : faire feu sur tout ce qui bouge

Refrain

Koto
On veut braquer le vice quitte à ne pas brasser des bifs
On veut le plaquer d'office et l'arme c'est mon cerveau
On veut l'attaquer au risque d'être trop rétro, hors piste
D'être au rouge sur la liste on veut une justice sans défaut
Brandis ton arme on peut pas bluffer ceux qui savent
Arrête tes chichis qu'entrave la justice au visage sali
Le savoir est dans le mental y a des crânes qui raisonnent
Des hommes ne veulent être personne donc tout le monde est sali
Chaque balle a son but, à chaque track un son brut
Le paragraphe de la lutte tu subis ou tu ne lâches pas la grappe
On est de moins en moins, les keufs en serrent deux pour un
Trop de gros bras menottés pensaient avoir le biz en main

Pad
On ne sourit pas armés jusqu'aux dents
J'ai une goupille dans le crâne pour ne pas être perdant
On vit dedans ces tours de béton d'occident
D'août en août pas de doute on te shoote même pendant le ramadan
Mais qui a de gros guns n'a pas besoin de muscle
Qui réfléchit braque tout le monde, ne faites pas de gestes brusques
Nos cerveaux tournent comme l'industrie
Frappent sec comme Bruce Lee, on sait que les détenus finissent tous libres
L'arsenal c'est le Q.I
La connerie personne a touché cette truie
Le clic clic instruit
Les flics n'ont que l'étui, prend mon savoir par ton ouïe

Refrain

# Posted on Friday, 13 June 2008 at 6:26 PM

Edited on Friday, 13 June 2008 at 7:09 PM

76 DPT BRAV

76 DPT                     BRAV
Bouchées Doubles
Boufouchéfé
Pad (tiers monde) Ibrah (brabrah)
76ème département

Sé sé sé sé sé sé c'est spécial, spécial, spécial rap où mille énigmes
Courent ( ?) mais ce rap détenu est libre
Spécial thème impur mais libre
spécial comme ces ruelles qui portent ces initiales
donc spécial comme ma voix ici, teste ça
tch tch nan nan nan nan nan nan
laisse ça c'est bestial et djà acide pourtant jsuis resté sage
demain c'est loin séance de soir je lâche les phases
spécial texte sordide pour mecs si fortichards
spécial lead spécial rythme spécial feat
entre ibrah et ma street
et la miss morticia
spécial crimes sur mélodie tous aussi spécial
spécialistes de titres horribles et de rimes spatiales
vas y ptit chiale pas steplé tu souilles mes clarks
mes teams et mes spécials récits qui kiffent les 'skrat' (?)
spécial track où le king se réincarne à chaque message
spécial rap où l'assonnance sa sa sa sa s'acharne
spécial 76 base mais seulement en cas de pistes à l'arrach
spécialement pour les streets des endroits tristes aux lieux spartiates
spéciales bises aux fils issus d'tess infâmes aux besaces spéciales
ces cailles au faciès si spécial
aux assos sorties de ces assises et de ces caves
aux cassos sortis de 16 (?) des bras cassés de la place à ma baffe natale
de la ruche alhassan 4 et ceux de ces autres tieqs
passent leur temps à siffler pointer les flics avec l'index
spécial respect à nos pères entassés comme des perles
à taffer sur des chaînes et à mes frères attachés sur des chaises
à celles en place en classe en bas ou à la salle
et celles cas social en stage braquage au schlass
à ceux qui sortent des bacs plus 6 mais qui taffent encore pour le smic
à ces mecs en sursis incarcérés y a de ça des semaines
à ces êtres amoureux de cette zic de ses phases et de ses éléva (?)
ces gars qui pour serrer donnent mon blaze pour se rassurer
Moi jparle mal sans censurer
Du plus infâme au plus sensé, du plus sage au plus cinglé
ceux qui ont le diable pour associé
ceux qui ont le cash sur la cb
ceux qui braquent et qui sans arrêt parlent mal aux jurés
ceux impulsifs de base
spécial salaam à mes déchus mes meskins
aux s½urs qui s'allègent ( ?) pas celles qui se prostituent par plaisir
aux sales gremlins qui ont vu la justice perquise
aux minots fadas de flingues fans de la rue et de ses prestiges
aux basanés en bas âge qui foutent le bazar
aux blancs pas bavards mais offensés, larges comme leur falzar
aux gars instables que la police prend souvent en chasse
au peuple d'Arafat aux rabza aux sénégalais en masse
Pris en otage par les antécédents de mes actes
Peut-être un brin sentimental jsais pas mais là jressens la
Rage dans mes pages à défaut pas braquer le square
Rappe ma life sur la place ce jeudi soir
Tiens au passage spécial message à la habs
hamami lhassan a kenidou mamade alhassan mamoudou sabirou adamaba et leurs shabs
Vu que la juge bloque les lettres vlà un tas de bisous de la base
Tenez bon ne lâchez pas je sais que c'est raide d'être en cage
Donc c'est des pensées des douhas que je transmets à l'oral à travers ces mots dans mes raps
Qu'Allah vous protège et vous allège dans cette étape
Ce son une succession de séquences spéciales afin de remettre les choses en place
Et faire lumière sur certains visages
Bouh bouh la liasse cédric le braquo de détresse pis chez toi quand c'est le moment ou c'est le courage (... ?)
Gérald...
Ne laisse pas le diable te froncer les lèvres ni t'alourdir la tête et te chourave ce qu'il te reste de rêves
Fais gaffe et si le destin déraille
Dis-toi que ce n'est pas grave et que les bleus ben à la longue ça s'efface
Bon jrepars spécial intact mes arabes parce qu'ibrah
En freestyle c'est du freefight dans les baffles
C'est une spéciale dédicace dans les guestapes dans les caves, dans les étages
Où ça sent le tchoura et le couscous et le mafé
A mes anciens lascars ex-camarades de classe
Ex- chacal Ex –caillera sapé ex- tra large
Ex- fan de chara, ex- pert en arsenal
Ex- trêmement marginal et
Ex- plosif comme ryad
Ex- centrique ex- écrable ex- bandit
Ex- cusable
Ex- empté ex-portable ex-tract et ex- pulsable
Ex-pressif, mon excédent mon encre (mon ancre ?...)
Zic spéciale à la couleur de mon 76ème département

Gonflé à bloc, gonflé à bloc
Sé sé
76ème département
Bouchées Doubles Pad Ibrah La Boussole
Le Havre Rouen Paris Marseille Caen Lille Strasbourg Mulhouse...

# Posted on Tuesday, 11 November 2008 at 2:33 PM

Edited on Saturday, 15 November 2008 at 7:30 AM

BRAV Nuit Blanche Live

Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !


Est-ce que tu crois que j'dois leur dire que 24 ans de quartier n'ont pas fait que briser des rêves
Mais aussi piller un destin déjà si maigre
Est-ce que je leur dis qu'j'suis bête, d'espérer y voir plus clair alors que la vérité m'ment sans motif depuis belle lurette
Que sous les sourires les sanglots se bousculent
Est-ce que j'leur dis que j'tente toujours de marcher droit même bossu
Que c'est si long l'absence de sous, l'attente d'un geste
D'un bonheur aveugle et sourd qui m'trouve pourtant si laid

Est-ce que jleur dis qu'on ne sait pas vraiment aimer, qu'ici les soucis qui nous rongent ont pris l'abonnement à l'année
Est-ce que jleur dis que mon histoire est néante mais qu'avant ça mes parents pionçaient sur leurs robes de chambre
Est-ce que jleur dis qu'j'encaisse tellement les lèvres serrées que mes textes ont préféré fuir que de parler de moi
Que ficelé à ma honte, avant j'ai pas su le dire mais que Salsa, Proof, Pad, Médine viennent d'enlever les fils

Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Les factures c'est un frein, en chien comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Combien vivent dans le moins en banque comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !

Est-ce que jleur dis que je maudis Marianne d'avoir mis dans les mains
De mon paternel le whisky et les gitanes maïs
Dl'avoir forcé à bosser jeune et de salir son âme comme ses mains
Est-ce que jleur dis que je n'arrive pas à comprendre que 35 ans dans un F3
On est que locataire d'un espace vide comme mon estomac
Est-ce que jraconte pourquoi très tôt j'ai fait du rap
Quand même monsieur l'huissier lui faisait du rab'
Est-ce que jleur dis que j'ai vu m'man plus d'une fois pleurer accroupie croûler sous les dettes en fin de mois
Ecrire des lettres au président, en suppliant de l'aide
Mettre sa vie dans les bras dla française des jeux ...

Est-ce que jleur dis qu'souvent mes souhaits ont le blues
Que jme souviens de Noël mais qu'en bleu et rouge...
Que je soupçonne toujours le mektoub
D'avoir refourgué un jeton ou deux et parfois si louche
Est-ce que jleur dis tout ou jnie pour oublier
Les cris dma mère que les coups d'un père saoûl a rouée
Est-ce que jleur dis qu'au fond je déteste tant mon enfance
Que ma peine est large comme la distance entre mes remps
Souvent humilié pour retenir les leçons
Est-ce que jleur dis qu'j'ai passé des soirées sur lpalier en caleçon
Que j'oublie pas même le plus sombre de mon époque
Crois-moi on mange tout même si c'est froid sur le trône des chiottes
(Ah oué, ben tu vas souffrir maint'nant !!)

Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Les factures c'est un frein, en chien comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Combien vivent dans le moins en banque comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !

Est-ce que jleur dis que jpaie le prix pour les erreurs de la France
Et que ça j'l'ai saisi un soir en encaissant ma différence
Qu's'ils jugent se trompent pas mal
(Espèce de raciste ! Sale blanc va !!)
Chez moi la famille n'a jamais trahi Anne Franck
Est-ce que jleur dis que mes origines s'arrêtent aux portes du hall
Que jporte sur mes épaules la génération blanche maudite
Que jsuis office de porte drapeau pour mon ethnie
(Ah c'est ça !!...Enfin un blanc qui parle des blancs tout en restant crédible)


Est-ce que jleur dis que j'ai tout d'un gouar
Mais rien d'une victime
Et que chez moi y en a tant d'autres bien plus tarés qu't'imagines
Est-ce que jleur dis ça ? Que j'n'ai pas de bled mais le quartier pour seul pays
Que pour mes potes je ne suis qu'un blanc aux neiges mais pour les Porcs un traître qui traîne avec une bande de nègres
Est-ce que jleur dis que jreste un coupable parfait
Kery tu vois tu t'es trompé y a une couleur qu'ils veulent faire payer


Les blancs de tess sont contraints d'y vivre comme nous
Les factures c'est un frein, en chien comme nous
Rien ne t'appartient ici comme nous
Combien vivent dans le moins en banque comme nous
Vos familles en déclin s'éloignent comme nous
Prolétaires votre parfum : la merde comme nous
Enfin un blanc qui parle des blancs, sans vouloir être noir en voulant être franc !


Est-ce que jleur dis que j'ai mal ? Ou ils comprendront eux-mêmes
Qu'aujourd'hui j'ai de quoi faire des forteresses avec les tas de pierres
Que la vie m'a lancé en pleine face
Est-ce que jleur dis que j'aimerai tellement arracher certaines pages
Que si ma peau blanche porte si bien les bleus c'est parce que
La chance s'est gourée d'adresse et que...
Les marques sont fraîches, et ne s'effacent pas à la longue...

Est-ce que jleur dis ou bien j'attends encore un peu ???

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# Posted on Sunday, 09 November 2008 at 10:55 AM